J’ai travaillé pour un coach séduction

Mes petites pommes de pain,
Je dois vous avouer ; j’ai travaillé pour un coach séduction cette semaine.
Une GRANDE expérience que j’ai envie de partager avec vous !

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Il y a peu, une annonce de job étudiant tombe : rédactrice web pour un site de coaching en séduction. Je suis toute excitée. Je suis LA personne qu’il leur faut. Je sais communiquer (merci l’université) et je suis passionnée par les « relations humaines ». Et puis même que dans 20 ans, c’est décidé, j’ouvrirai une agence matrimoniale pour chats.

Alors ce job il me le faut ! Ça me fera des sous-sous dans ma bou-bourse, je vais pouvoir approcher de près le coaching. Et je suis la pro des conseils séduction pour mes proches.

Aller, c’est décidé. UNE ! DEUX ! Je postule.
Réponse positive deux heures later. Je passe un test écrit auprès des désespérés en amour. Le lendemain, entretien téléphonique avec le coach. YOUPI, YOUPI, YEAH !

 

ET LÀ, ÇA COMMENCE À SENTIR LE ROUSSI

« Allo, oui ? euh c’est comment vous déjà ? … Enfin, c’est pas grave, je vous appelle pour votre candidature pour le job étudiant là ? » QUI ES-TU? QUE VEUX-TU ? Tu veux être mon ami ? Ah oui, et je m’appelle Fleur, sinon.

Et question de formalités administratives ?
Signer un contrat ? « Euh pourquoi faire ? Sinon tu te déclares comme auto-entrepreneuse et je te fais des factures ».
« Tu vas être payée comme pour un stage, 400€. Ah oui, mais attends vu que tu ne peux pas travailler le vendredi, ben 300€ payé par Paypal, ok ? Comme ça, si y’a un problème je peux arrêter quand je veux et toi aussi ? »
« Bon et je ne peux pas te parler longtemps, parce que tu vois, dans une heure, y’a une fille qui vient, donc salut ! »

Après une conversation sur Skype, le coach mystère a tenté de m’expliquer mes « tâches ingrates » avec autant d’organisation que de sympathie : « de toute façon je t’ai prise parce que tu étais la moins pire de tous ». Il me donne accès au Podio du projet, l’outil de travail entre collaborateurs, et la non-surprise de remarquer : il n’y a que des mecs.

« Tu complèteras ton profil avec une photo de toi, c’est plus sympa ». C’est sur que c’est toujours mieux qu’une femme nue comme un ver.

 

ÇA PUE SÉRIEUSEMENT DU C**

Lundi, 9H. Je donne la becquée à Alphonse. Et je m’attaque à mes « tâches ingrates ». Concrètement, je devais trier les dossiers du Dropbox. J’ai pu enfin y découvrir le nom et l’identité du coach mystère.

Et je suis tombée sur des perles, des techniques de drague insoupçonnées, des photos de corps féminins avant le passage à l’acte destinées à Instagram…LA PANACÉE !

Et puis la goutte qui a fait déborder ma culotte a été le témoignage d’un « élève » passé par un stage de coaching. ODIEUX. Grâce à lui, j’ai pu comprendre ce qui se tramait lors des séances de coaching secrètes.

Dans ces « formations », les hommes y apprennent comment « ken une nana le plus rapidement possible, sans encombres ». « Ouais juste la baiser ». Parce que choper des numéros, ça ne se fait plus, tu vois. La méthode s’appelle la « rapide-en-deux-minutes ». Parce qu’en deux minutes de blabla tu donnes tout, plus c’est de la perte de temps. Il faut zapper.

Parce que comme l’affirme le coach « je peux même parler de salade à une fille et j’arrive à me la faire ». Il défend que ce n’est pas une question de physique, mais il faut avoir « l’attitude pour savoir la brancher ». Bon sinon, il donne des leçons de relooking aux Galeries Lafayette pour faire cracher l’argent de ses élèves, bien fort.

Et puis surtout, il faut avoir « la logistique pour pouvoir assurer » ; entendez par là, « avoir un appartement pour allonger la meuf ». Problème : cet élève en question n’avait pas la logistique « tu vois, celle là, la russe, j’aurai bien voulu la niquer dans un buisson ». RIRES du coach.

J’avais plutôt la nausée à entendre ça. Et comme pour un mauvais film d’horreur, on doit connaître la suite.

Finalement, j’ai abandonné avant.

 

JE L’AI LAISSÉ DANS SA M****

Après 4 heures de torture morale, j’ai jeté l’éponge. Je n’allais pas me prostituer pour le business de ce pourri. Tant pis pour mon compte bancaire. Ce n’est pas ce connard qui s’assoira sur mes valeurs féministes et ma foi en l’homme.

Je ne crois pas au prince charmant, mais je gronde contre cette formation pour connards-séduisants. Qui prennent leurs homonymes féminins pour de la chair à saucisses sans cervelle, qui ne voit que des bouts de fesses se trémousser.

À tous ces connards en formation et à leurs proies consentantes ou non.

Fleur

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