GIBRALTAR : L’Angleterre du bout de l’Europe

Mes petites tulipes,

Je m’excuse de cette absence un peu longuette. Mon appendice s’est subitement réveillé donc il a fallu opérer et tralala. Voilà, bientôt ça ne sera qu’un lointain souvenir.

En parlant de souvenir, je vous emmène aujourd’hui au bout de l’Europe, sur l’appendice britannique, Gibraltar. Il y a plus d’un an, je partais en Erasmus, à Sevilla. Deux choses me tenaient à coeur en partant : voir une corrida, pour me forger ma propre opinion, et visiter Gibraltar. C’est avec Erasmus Club Sevillla, que nous sommes partis sur ce morceau d’Angleterre ensoleillé.

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J’ai bien failli ne pas y mettre un orteil. J’ai été fugitive le temps d’une journée. Pour la petite histoire, la veille du départ, nous sommes allés au festival de la Primavera. Soirée géniale. Le lendemain matin, hop, TAXI ! rendez-vous place de Cuba, on embarque dans le bus. Et puis quelques minutes avant le départ, l’organisatrice rappelle « J’espère que tout le monde a son passeport ou sa carte d’identité ».

FLASH-BACK : le matin du départ, j’ai changé de sac. Hier soir, j’ai montré patte blanche pour rentrer dans le festival et j’ai balancé ma carte d’identité dans mon sac. OUPS.

J’informe Yasmine de cet oubli. « Bon, ben tu as quoi sur toi ? », « Ma carte européenne d’assurance maladie », « Essaye de négocier avec les douaniers avec ça ». AÏE. Et oui, le royaume britannique ne fait pas parti de l’espace Schengen, ce n’est donc pas un moulin dans lequel tu peux circuler à ta guise. Là j’ai peur, je panique. Au cas-où elle regarde les trains pour que je rentre à Séville, parce que devant Gibraltar, il n’y a rien à faire. Pas de mer, pas d’amies, pas de café, nada.

Et puis il y a ceux qui ont des sacs de Mary Poppins, d’où ils dégainent toujours une solution. Moi, j’ai de supers copines. Dont Aurore, alias Dora l’exploratrice, qui te dégaine une carte plus vite que son ombre, sauf qu’elle ne sait jamais la lire. Aurore a la solution : elle a pensé à prendre sa carte d’identité et son passeport. Elle est blonde, aux cheveux bouclés, on a la même carrure, juste la couleur de nos yeux diffère. Alors elle passera devant la douane avec sa carte d’identité et je prendrai son passeport. C’est périlleux mais on tente. Au pire, on restera en Angleterre, toutes les deux, unies pour la vie, derrière les barreaux.

Arrivée au passage de la douane, je retiens le rouge de mes joues. Elle passe avec le molosse de droite, je prends celui de gauche. « Ne pas stresser ». « Reste zen ». « Ne le regarde pas dans les yeux ». Je serre tellement les fesses qu’aucun prout ne saurait se creuser un chemin. On avance de quelques pas dans la douane, sans suspections. On passe derrière les barrières, on dépasse les hommes armés. YES ! YES ! YES ! ON Y EST ! JE SUIS EN ANGLETERRE ! SANS PAPIERS ! YOUPI !

GIBRALTAR. N’est rien d’autre qu’un « gros caillou » sur lequel s’est installé le royaume britannique dès le 18ème siècle. Gibraltar est un lieu célèbre par sa condition géopolitique : c’est le dernier territoire européen, aux portes de l’Afrique, une verrue britannique dans le territoire espagnol qui contrôle l’entrée de la mer Méditerranée et la sortie vers l’océan Atlantique.

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SA FAUNE. Gibraltar est surtout connue pour ses habitants velus : les singes. Ces jolis macaques n’en sont pas moins sauvages. On peut s’approcher doucement pour prendre des photos avec eux, mais attention à ne pas les toucher, ces petites bêtes mordent assez facilement. Une fille de notre groupe s’est fait tirer les cheveux assez violemment par un bébé malicieux. Il est interdit de les nourrir, et la sécurité saura vous remettre dans le droit chemin si vous osez tenter leurs papilles. Donc évitez de prendre le moindre sac en plastique sinon vous allez être l’objet de leur cible.

Mis à part ces recommandations, j’ai été autant émue, impressionnée et apeurée par ces petites bêtes qui sautent sur tout ce qui bouge. Ils profitent de nos véhicules pour voyager, nous en avons vu un sauter sur un scooter en circulation jusqu’à sa destination, un gros mâle est entré dans notre bus pour chiper une banane. Ils sont aussi vifs qu’attendrissants.

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LA VILLE. Gibraltar est une ville, un rocher et un territoire britannique. Le centre de la ville est marqué par les mémoriaux de la seconde Guerre Mondiale : statues, forteresses et vestiges militaires.

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Pour rentrer dans la ville, il faut traverser les pistes d’atterrissage de la ville à pied, ou en voiture. Quelques barrières protègent les piétons, comme pour des voies ferrées. Et oui, il a bien fallu caser un aéroport sur un territoire de moins de 10 km2.

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Bien entendu, on retrouve les incontournables bus et cabines téléphoniques rouges, les gardes royaux pince-sans-rire, et les spécialités anglaises. J’étais heureuse de trouver un Topshop où j’ai déniché une joli veste à paillettes et des chaussettes décalées. Mais le plus de ce territoire est de pouvoir parler aussi bien espagnol qu’anglais ! Même si les habitants répondent aux lois et aux programmes d’éducation du royaume britannique, ils sont parfaitement bilingues et on adapté un patois local à base de « Shut up coño !  »

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SAINT MICHAEL’S CAVE. Sur les hauteurs du rocher, allez visiter la grotte de St Michael. C’est un lieu magique et incroyable datant du Néandertal. Vous découvrirez des voutes majestueuses, magnifiquement illuminées et mises en valeur. Pendant la Seconde Guerre Mondiale ce lieu a été utilisé comme hôpital militaire avant de sublimer la musique aujourd’hui, en tant qu’auditorium naturel.

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GIBRALTAR est une jolie destination, à faire le temps d’une journée. Le temps de se plonger dans l’histoire contemporaine, et de (re)découvrir le particularisme britannique (petit bémol, à Gibraltar, on roule à droite). On se sent davantage dans une petite ville, où tout le monde se connait que dans une métropole : on a vite fait de faire le tour de ce lieu original.

Je vous conseille de prendre une visite guidée en mini-bus, qui vous conduira d’un bout à l’autre du rocher, et qui vous permettra de vous économiser en évitant de crapahuter pour aller voir les macaques. Bien que l’on soit en Méditerranée, il souffle sur Gibraltar un vent du nord peu agréable, on est en Angleterre, ne l’oublions pas.

Et si vous voulez risquer d’être clandestine, le temps d’une journée, sachez que la prison de Gibraltar est au bord de la mer 😉

KISS-LOVE&MONKEYS

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